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Le polo passionnait
- dit-on - la cour de Koubilaï Khan au XIIIe siècle. Aujourd'hui,
en Mongolie, patrie des cavaliers, ce sport ressurgit des mémoires
en pleine steppe, grâce a l'initiative d'un homme, Christopher
Giercke.
C' est le plus beau des terrains de polo, le plus improbable aussi.
Le soir, quand la lumière décline dans la mythique vallée
de l'Orkhon, à quarante kilomètres de l'ancienne capitale
de l'Empire mongol, Karakorum, des cavaliers de la steppe convergent
vers ce terrain improvisé, pour pratiquer un sport dont ils
ne savaient rien, voilà encore trois ans.
Par équipe de cinq (et non quatre), armés de maillets,
les joueurs se jettent à corps perdu dans la partie ignorant
les règles comme la peur.
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